Schéma énergétique patrimonial AMU

Le contexte national 

En France, les bâtiments représentent 40% de la consommation énergétique et ¼ des émissions de gaz à effet de serre. Dans le domaine du bâtiment, les nouvelles constructions sur lesquelles de fortes contraintes pèsent quant à la performance énergétique ne représentent que 1% du parc immobilier français. Ainsi, la rénovation thermique sur les bâtiments existants représente l’enjeu majeur pour répondre aux exigences liées au réchauffement climatique. 

Dans le cadre de la politique de transition énergétique lancée par le Président de la République, la connaissance de la situation énergétique des bâtiments universitaires est une première étape vers une réhabilitation thermique des bâtiments négociée avec les partenaires et une gestion patrimoniale plus performante. L’enjeu est d’autant plus important que les bâtiments universitaires représentent 40% du parc immobilier de l’état et que la vétusté des bâtiments est variable suivant les campus et les sites. De par son poids et son importance sur le territoire, ce secteur patrimonial peut être un secteur test et démonstrateur de l’efficacité énergétique des bâtiments publics. 

L’engagement d’AMU pour la performance énergétique

Ainsi, l’université d’Aix-Marseille, avec un patrimoine immobilier représentant plus de 800 000 m², répartis dans 297 bâtiments et sur 56 sites, est directement concernée par la question de la transition énergétique sur son patrimoine et par les enjeux qui en découlent : environnementaux, économiques, techniques, mobilisation des parties prenantes, confort… En effet, les dépenses de fluides en 2013 représentent une dépense de  10 231 047 €, soit près de 12,7 euros par m², et avec l’augmentation du coût des fluides dans les années à venir, l’énergie représente un des enjeux financiers les plus importants pour l’université. 

C’est pour répondre à ces enjeux que le schéma énergétique d’AMU a été mis en place. Celui-ci constitue un outil pour la mise œuvre d’une gestion plus performante de la thématique énergétique au sein de l’université sur le long terme, que ce soit en termes d’investissements immobiliers, de réorganisation au niveau de la gestion interne et externe, qu’en termes de mobilisation des parties prenantes et d’amélioration du cadre de vie. L’objectif est de définir un plan d’action à mettre en œuvre à court, moyen et long terme à partir d’un diagnostic exhaustif de la thématique énergétique actuelle.

Le schéma énergétique

Le schéma énergétique a été lancé début 2014 avec pour objectifs : la diminution des consommations et des dépenses énergétiques, la réduction des coûts de gestion, l’efficacité de la gestion immobilière, l’amélioration du confort des usagers, la responsabilité sociale et environnementale, la production d’énergies renouvelables et la diminution des émissions de CO2.

Le projet s’est déroulé en 3 phases : une première phase de diagnostic et des définition des enjeux stratégiques, une seconde phase visant à détailler l’ensemble des solutions de performances énergétiques pouvant être mises en place par l’université et une dernière phase visant la réalisation de plans d’actions énergétiques à court, moyen et long terme. 
 

L’université a été mobilisée tout au long du projet et les premières actions ont déjà commencées à être mise en place. Il est présenté ci-dessous quelque temps forts du projet.

La visite des bâtiments
Pour réaliser le diagnostic du patrimoine, 63 bâtiments ont été visités, soit près de 450 000 m². L’ensemble des composants énergétique que compose les bâtiments ont été diagnostiqués :
-    L’enveloppe des bâtiments : façades, menuiseries, toitures, planchers bas et occultations
-    Les systèmes énergétiques : chaufferies, ventilation, refroidissement, éclairage et ECS

Le bilan des consommations énergétiques

Pour chaque bâtiment, les consommations de gaz, de fioul et d’électricité ont été analysées sur les 3 dernières années. La consommation moyenne de l’université est de 280 kWhep/m².an, ce qui est inférieur à la moyenne nationale de 300 kWh/m².an.